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Tokyo Yamimushi

CritiqueTokyo Yamimushi

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 Tokyo Yamimushi

         Tokyo Yamimushi est un seinen manga créé par Yūki Honda publié  entre 2010 et 2013 dans le magazine Young Animal de l'éditeur Hakusensha. C’est Panini Comics en France qui l’a publié en sept volumes dans la collection Génération comics, le dernier tome étant sorti en février 2015.

Synopsis :

         Ryo Kato est un jeune homme désoeuvré. Sans emploi et sans argent, il cumule les dettes, sans espoir de pouvoir les rembourser. Un jour, deux hommes débarquent chez lui, le tabassent et l’emmènent dans une fourgonnette. Il se réveille à Tokyo, face à un homme mystérieux qui lui propose de travailler pour lui. Faute d’alternative, Kato accepte avec l’intention de s’enfuir à la première occasion. Mais il va vite prendre goût à ce job. L’illégalité et le danger lui donnent de l’adrénaline et il est fasciné par son boss, Asamura.

         La Mafia, et plus particulièrement les Yakuza, ne sont pas des thèmes très originaux quand on parle de mangas. En effet, il est difficile de ne pas trouver un titre, particulièrement un seinen, qui ne fait pas référence aux Yakuza de près ou de loin, avec certains comme Sanctuary, Sun Ken Rock ou encore Ichi The Killer qui en font un élément essentiel de leur récit. L’originalité de Tokyo Yamimushi est dans l’angle choisi pour aborder les Yakuza, à savoir que le personnage principal va intégrer les Yakuza non pas par principe ou par idéal, mais parce qu’il n’a pas le choix. Enfin si, il a un choix à faire : soit il travaille pour rembourser sa dette, soit il meurt.

         En commençant tout en bas de l’échelle, nous allons être exposés à une facette moins glamour et surement plus réaliste du quotidien d’un petit mafieux. Beaucoup se résume à faire des « courses » pour son boss (donner tel paquet, récupérer telle enveloppe) et la violence est très peu présente. On se dirait presque que ça a l’air d’être un boulot assez facile et qui rapporte plutôt bien. Cependant, contrairement à un travail légal, Ryo va vite comprendre que quand les choses dégénèrent, c’est sa vie qui sera rapidement en danger et que ceux qui ne s’adaptent pas ne survivront pas très longtemps.

         Alors bien entendu que Tokyo Yamimushi exagère le trait et met Ryo dans des situations assez rocambolesques (notamment les 2 derniers tomes) mais cela ne rend pas l’expérience déplaisante. Comment est ce qu’un personnage aussi faible, fragile et lâche que Ryo va bien pouvoir survivre ? Tokyo Yamimushi nous donne une réponse satisfaisante sans tomber dans le personnage cliché qui devient « badass » au bout de 2 tomes. Ryo va souffir et faire des choix qui pourraient s’offrir à nous un jour, si tant est que vous ayez la malchance d’être endetté auprès d’une organisation Mafieuse.

         Graphiquement, Tokyo Yamimushi n’est pas une référence, soyons honnête, mais il n’a rien de mauvais non plus. Les personnages sont facilement reconnaissables, la mise en page n’a rien de très innovant et on peut parfois tomber sur des dessins avec un niveau de détail assez élevé (temples, ville de Tokyo, paysages etc…). A quelques reprises, nous avons même cru reconnaitre des traits assez inspirés de Mori Kouji (Holyland, Suicide Island), notamment dans les visages et dans quelques scènes de combats.

         L’expression « faire le taf » est assez appropriée pour Tokyo Yamimushi. Il ne révolutionne rien graphiquement sans être inintéressant et parvient à avoir assez d’originalité dans son récit et à être assez inventif pour vous pousser à dévorer les 7 tomes d’affilée.

Chakun

© 2010  Yūki Honda Panini Comics


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