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MARIÉS MAIS PAS TROP

Chronique écrite de Mariés mais pas trop.

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MARIÉS MAIS PAS TROP

 

PRÉSENTATION

Aujourd'hui, je vous propose une chronique sur "Mariés mais pas trop", le nouveau manga de Minami Kanan !

Titre original : 未成年だけどコドモじゃない   ou littéralement : "Je suis mineure mais pas immature" (euh what ?! Bizarre comme titre, n'est-ce pas ?)
 
 
 
Sorti en France le 8 avril dernier, il s'inscrit dans la digne lignée de "Rhapsody in Heaven" et de "Tsubaki Love". Les sentiments et réactions des différents personnages tiennent le premier rôle, sur fond d'intrigue amoureuse. Un vrai shôjo en somme, avec de l'amour dégoulinant de partout... ou pas  (et c'est là l'originalité de ce manga) ;)
 
 
 
Années de distribution : Prépublié au Japon à partir de 2012, avril 2015 pour la France.
 
Editions : Ce manga a été publié dans le magazine Sho-Comi Monthly avant d’être édité par Shogakukan en 2012. Il est arrivé en France depuis peu grâce à Panini Manga.

 

 
 
Histoire : Karin Oriyama est une lycéenne qui a toujours été pourrie-gâtée par ses parents. Capricieuse, un brin écervelée et naïve, elle attend avec impatience le jour de ses 16 ans... qui sera aussi le jour de son mariage avec Nao Tsuguri, le garçon le plus populaire du lycée ! Mais cette union arrangée ne se passera pas comme prévue et apportera son lot d'épreuves et de désillusions...
 
 
Mon avis :
 
L'intrigue de ce manga peut paraître très clichée au premier abord, mais elle se révèle plus fine que prévue, et c'est ce que j'ai particulièrement apprécié. Il y a une certaine ambivalence dans les caractères des personnages : Karin, qui est tout d'abord très agaçante, devient de plus en plus touchante ; Nao, mystérieux et insaisissable, devient froid, distant, mais reste humain et nous donne à réfléchir quand on découvre ses motivations.
Par ailleurs, il est amusant de constater que l'intrigue de ce manga défie les codes habituels des mangas pour adolescentes : alors que le mariage entre les deux héros clôt la plupart du temps le dernier tome des shôjo, il a ici lieu dès le premier tome et n'est pas forcément signe de bonheur, bien au contraire...
Enfin, le style de Minami Kanan, raffiné et lumineux, rend ce manga très agréable à lire. On rit, on s'étonne, on s'agace, bref, on ne reste pas indifférent. Je vous recommande donc ce manga, en espérant qu'il vous plaise autant qu'à moi :-)
 

 

Hop hop hop, c'est parti pour le point culture :
 
Les mariages arrangés, tels qu'on peut le voir dans "Mariés mais pas trop", restent assez fréquents au Japon, où ils sont considérés comme plus fiables que les mariages d'amour. Il existe deux types de mariages arrangés : les iinazuke et les omiai.

Les iinazuke correspondent aux mariages arrangés tels que nous les concevons. Il s'agit d'un mariage sans amour réfléchi par les parents, dans le but d'unir les patrimoines, de solidifier l'entreprise familiale, etc. C'est le cas dans "Mariés mais pas trop": même si Karin a eu son mot à dire, le mariage a été arrangé par les parents pour des raisons de classe sociale et de patrimoine.

Les omiai, quant à eux, sont très répandus et bien mieux considérés. 
Mais avant d'en dire plus, il faut préciser ceci : au Japon, le mariage, au-delà de l'union entre deux familles, apporte une certaine légitimité et reconnaissance sociale. Une jeune femme non mariée est souvent mal considérée, décrite comme source de problèmes, mal élevé ou encore ayant un amant caché ; un homme non marié est quant à lui vu comme ne parvenant pas à prendre ses responsabilités. 
Une fois la vingtaine bien tassée, bon nombre de personnes ou de familles décident donc de prendre les choses en main en contactant des agences matrimoniales. Celles-ci envoient alors un catalogue avec de nombreuses photos, la description de l'historique personnel du candidat, son statut social... ou proposent directement un prétendant, et une rencontre est ensuite convenue. Entourés de leur famille respectives, les jeunes gens se font face tandis que des questions sont posées, comme pour un entretien d'embauche. Ils sont ensuite invités à passer un peu de temps en tête à tête, et ce sont eux qui choisissent s'ils décident ou non de se revoir. Généralement, c'est au troisième rendez-vous que le mariage est conclu. Les jeunes gens restent donc relativement libres de choisir la personne qu'ils épousent, étant donné que les rencontres ne sont pas synonymes d'engagement.

Il est amusant de constater que certains éléments, tels que l'horoscope, sont vérifiés pour s'assurer de la compatibilité des futurs époux. Certains signes sont en eux-mêmes rédhibitoires : les femmes nées sous le signe du cheval, par exemple, souffrent de discrimination car elles sont réputées "enterrer leur mari".

http://www.clickjapan.org/mariage_fiancailles/mariage_japon.htm
 
 
 
Et voilà, la chronique est finie, les petits makis !
 
J'espère que vous l'avez appréciée, n'hésitez pas à donner vos avis en commentaire et je vous dis à très bientôt pour de nouvelles aventures ! ♥ ♥ 

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