Talli, la fille de la lune


11 septembre 2019

Dans un univers fantastique, un seigneur féodal élève seul sa fille adoptive : Talli, descendante des Invocatrices, un peuple disparut possédant un pouvoir fabuleux, mais aussi très dangereux. Cachée aux yeux de tous, la jeune fille entame alors un grand voyage au-delà des montagnes à la recherche de ses origines et de ce mystérieux pouvoir.

  

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Alors que le troisième et dernier tome n’a pas encore de date prévue (la série serait menacée d’arrêt, mais j’y reviendrai en fin de chronique), je me suis dit qu’il serait temps pour ma part de commencer enfin cette lecture qui m’a toujours fait titiller de l’œil depuis plus d’un an. J’ai donc acheté les 2 premiers tomes (le tome 2 étant sortie le 05 juillet dernier) et pris d’une frénésie certaine à la lecture du premier chapitre, j’ai tout avalé en une soirée les 300 pages des 2 volumes. C’est vous dire l’intérêt qu’a éveillé en moi, « Talli, la fille de la lune» un global manga d’action Fantasie.

 

Dès les premières pages, on entre dans l’action, on nous fait comprendre que les personnages vont devoir jouer au chat et à la souris un certain temps, tout d’abord Talli et Allan, puis vont les rejoindre deux personnages supplémentaires au passé sombre, Lelo et son Grand-Père Pavel, dit le BLACK BEAR, l’un aux techniques redoutables, mais qui ne dors jamais hormis le jour ce qui complique les choses si on les attaque, et l’autre qui joue les gros « nounours », mais est un diable en boite…

 

À cela s’ajoute une galerie de personnages à la fois méprisants ou totalement asservis à une doctrine passéiste et qui poursuivent nos héros en quête de liberté, dans un monde perdu où l’on pend et brûle ceux qui pensent différemment.

 

L’histoire de Talli réserve de nombreuses surprises à ses lecteurs. Le scénario est dense, mais on ne se perd jamais dans l’histoire, car tout est carré, bien contrôlé, bien écrit, tout comme les dialogues souvent drôles et ciselés et l’on apprécie rapidement le caractère de chaque personnage.

L’humour employé est le plus souvent au détriment de Lelo et de l’attachement progressif de Talli pour lui ce qui occasionne des mimiques très drôles ! Celle-ci par ailleurs semble être un personnage assez détestable et hautaine au début de l’histoire, mais laisse transparaître une jeune fille solitaire, mais forte.

 

La narration n’est pas sans rappeler les JRPG d’Heroic-Fantasy. Cela est normal puisque Sourya est un fan de ce style de jeux vidéo depuis tout petit (il adore Dragon Quest). On y retrouve tout ce qui fait l’attrait de ces jeux : l’aventure, le voyage en carriole, les magiciens, les monstres en forêt, le côté médiéval...

 

 On pressent que le monde peut basculer à tout moment, les forêts sont devenues avec le temps dangereuses et abritent démons et êtres magiques, mais d’autres communautés cachées sont là pour les combattre et protéger Talli, toujours attaché à cette croyance presque disparue des Invocatrices.

 

Le dessin de Sourya a quelque chose qui plaît tout de suite à l’œil.

Peut-être parce qu’il me rappelle le style de Nabaka Suzuki (Seven deadly Sins chez Pika Édition), un style crayonné, sans aplats noirs, mais lisible parfois précis, parfois moins.

Les personnages ont un physique atypique qui plaît immédiatement et le dynamisme de cette œuvre a quelque chose de réjouissant à lire comme son scénario qui nous emporte immédiatement et qui nous empêche de lever notre nez du manga.

 

Là ou je suis le plus réservé, n’est pas sur le manga lui-même, mais sur son enrobage. En effet je ne suis pas fan du tout de la couverture cartonnée façon buvard et l’on a toujours peur de l’abîmer ou le tacher suivant où l’on se trouve durant sa lecture.

 

L’autre faiblesse est la série va se terminer en trois tomes. Ce global manga était prévu en cinq, mais malheureusement TALLI n’aurait pas rencontré son public.

Pourtant, ces deux premiers tomes nous confirment que le monde de TALLI pourrait s’ouvrir sur une grande quête d’au moins 10 tomes, à la « Dragon Quest, Dai no Daiboken », avec des personnages dont on a envie de voir l’évolution encore quelque temps.

Du coup, des internautes depuis plusieurs semaines, tentent de sauver la série en relayant un hashtag #SaveTalli.

Est-ce que Ankama répondra favorablement à leur demande et ainsi de dépasser les 3 tomes pour 4 ou 5 ? L’avenir nous le dira.

 

Le premier tome est actuellement en baisse de prix. Pour moins de 6 euros, vous pouvez l’acquérir et commencer une lecture qui vous rendra accroc.

 

Sourya peut être fier de son travail sur Talli. Même si l’aventure sera courte, cela augure pour la suite de la carrière de ce jeune auteur un avenir brillant !

 

Yota

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