[CHRONIQUES] RESIDENT EVIL : INFINITE DARKNESS

30 juillet 2021 à 14h55

Depuis que Netflix avait annoncé son partenariat avec Square Enix pour poursuivre l’aventure 3D non plus en vidéo (DVD, Bluray) mais sur leur plateforme, nous étions entre circonspection et en attente du renouveau de la saga 3D après 3 films en demi-teinte, passé la surprise du 1er.

Resident Evil: Infinite Darkness est une série télévisée d'animation américano-japonaise en 4 épisodes de 25 minutes environ, d'après la série de jeux vidéo Resident Evil de Capcom. Produite par Netflix, TMS Entertainment  sous la houlette de Hiroyuki Kobayashi, qui a travaillé sur toute la saga, elle a été  réalisé par Eiichiro Hasumi qui est entre autres connu pour ses deux adaptations pour le cinéma live du manga Assassination ClassRoom.

Que vaut donc cette série très attendue ?

Synopsys: En 2006, la Maison Blanche est la cible d'une attaque informatique. L'agent fédéral Leon S. Kennedy est chargé d'enquêter sur l'incident3. Dans les couloirs de la Maison Blanche, Leon rencontre Claire Redfield, membre de l'ONG TerraSave, qui lui montre des dessins très inquiétants faits par un jeune réfugié. Ils sont ensuite attaqués par des zombies qui prennent d'assaut le bâtiment.

Qualitativement on fait encore un bon dans la 3D bien que parfois son animation semble encore hasardeuse, avec des poses ou la manière de marcher irréaliste pour des personnages de seconds plans comme celui du secrétaire du président qui en plus ressemble dans sa démarche au personnage du sénateur Ron Devis du premier film.

Mais là où le bât blesse c'est la qualité de l'écriture.

Alors oui c'est beau, le jeu des lumières et les scènes d’actions en mouvement sont les plus réaliste qui soit, oui on nous en mets plein la figure, mais concernant le scénario il semble que ce ne soit pas grave s'il provoque l'ennui...

Dès l'épisode 2, toute ambiguïté est levée, nous savons qui est méchant et qui sont les gentils, du coup il nous reste les protagonistes actifs qui ont un vrai background mais vite laissé à l'abandon dès le dernier épisode.

Claire Redfiled ne sert strictement à rien (vraiment) tout du moins de liant pour en apprendre un peu plus, mais cela ne fait pas un personnage et le président des Etats-Unis n’a aucun caractère changeant d’avis de tout au tout si c'est Léon qui le dit (qui a sauvé sa fille rappelons-le dans RE4). Et hop ! Emballé c’est posé, on peut passer au combat final tout raplapla et tout téléphoné, mis en scène comme un jeu de plate-forme (c’est le cas de le dire) sans aucune saveur. On a aucune intensité, pas de combats qualitatifs comme dans les autres films 3D. C’est comme si nous avions pêlemêle des séquences de jeux mais qui manque encore une fois de liant.

Il s’agit ici de mon avis bien entendu mais à mon regard il est déplaisant de suivre cette minisérie dès la fin de l’épisode 2. On y sent comme une trahison, une absurdité totale qui au bout de ces 4x25mn on se dit « arrêtez le massacre laissez tomber les film 3D ».

À oui ! On tue ses acolytes facilement aussi. On sait pourquoi OK. Mais au moins on le fait avec un peu plus de classe pas aussi brutalement ce qui laisse un peu sans voix le téléspectateur qui s'attache et trouve cela un peu...rapide surtout que une fois fait hop ! Sous le tapis on en parle plus ????

Une série donc magnifiquement mise en 3D, au jeu de lumière et à l’animation « presque » sans faille mais au scénario qui semblait vouloir offrir autre chose mais qui au final laisse de marbre sur sa fin, dommage.

Yota